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Après ce jour maudit du 21 février. Après plusieurs jours effroyables de silence radio ou d’échanges trop rapides et grapillés sur et par  mon « insistance »…

 

Ce dimanche soir. Une petite fenêtre à gauche de mon écran…

 

Oui, ce soir pour moi, qui n’avait rien demandé, du ciel est arrivé un cadeau merveilleux. Oh, pas grand’chose. Juste une petite fenêtre qui s’ouvre en bas à droite d’un écran estourbis. Sans rien demander. Et c’est tout le ciel qui est là. Tout bleu. D’un seul coup. Juste un petit voyant qui vire au vert, et ne fait que passer. Et de surprises en surprises, j’ai retrouvé sans le rechercher, sans essayer de l’imposer, ma copine, ma complice. Mon ange.

 

Mes connexions étaient là. Mon cerveau rendurcissait. L’air circulait à nouveau largement dans mes poumons. Avec cet air si bleu. Mon sang tournait, s’oxygénait. Se décastrait, revivait.

 

Pas grand’chose des banalités, parlé de l’efficacité de gmail simplement sur deux fenêtres, de nouveaux auteurs revenus sur un site, X, Y et Z. A est-ce B ou C ? Bah on verra à l’usage dit-elle. Toujours cette merveilleuse philosophie de ne pas s’en faire, de vivre à fond son présent. Intensément. Mais avec une force qui traverse le temps et ma distance.

 

Elle est encore vannée, je le sens. Son boulot la presse comme citron en cuisine. On se quitte pas tard, une heure en tout, mais c’est bien. Nos petits bisous de fin… enfin. Pfffff, ouf…. Ne pas forcer, ne pas imposer trop. Profiter d’un don.

 

Et là ce soir, seul, je redis encore ce petit poème que j’ai écrit pour elle. Oui, celui qu’elle n’a jamais réussi à commenter, là, juste simplement, oui,  juste en dessous du texte.

 


Soleil à pas d’heure

 

Chaperon bleu

 

A vingt et une heures elle s’assied à grand bruit au e-salon, comme son chien mammouth dans un magasin de porcelaine.

Agile, pleine du tout, elle enfile sa robe noire, remonte ses collants et pousse les plumes sous les lits. Elle dit aux auteurs les histoires. Ils en perdent les leurs.

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 Sur son dos, nos complaintes. Mais quand elle est avec nous, elle porte si fort que la mort n’avance plus.


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