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N’être à jamais l’un pour l’autre. L’un avec l’autre. Que de virtuels avatars. Jamais, oui à jamais. Au jeu de l’amour réel ne se laisser prendre. Ni tenter. Rien. Rien de rien. Soyons lisses. Sans accrocs. Sans aucuns toujours. A jamais.

Il lui déclara sa flamme très pure, loin sans faut de quelques brutalités débridées, éloignée.

« Je ne sçay comment je dure

Car mon dolent cuer fait d’yre

Et plaindre n’oze, ne dire

Ma douloureuse aventure

Ma dolente vie obscure

Rien, fors la mort ne désire

Et me fay, par couverture

Chanter que mon cuer soupire

Et fayre semblant de rire

Mais Dieu sçay ce que j’endure

Je ne sçay comment je dure »

 

Christine de Pisan

 


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